Wa Bénin Festival 2026 : Le Bénin s’installe au Jardin 21 à Paris pour célébrer l’héritage, la mémoire et la transmission

Un vent de culture béninoise s’apprête à souffler sur la capitale française. Les 31 juillet et 1er août 2026, l’Association “Wa Bénin” va investir le Jardin 21, dans le 19ème arrondissement de Paris. C’est dans le cadre de la 7ème édition du festival annuel en plein air. Cette grand-messe festive et réflexive invite diasporas, curieux et amoureux des cultures d’Afrique à une immersion totale au cœur du patrimoine béninois.

« Héritage & Mémoire : transmettre pour mieux s’ouvrir au monde. » Tel est le thème central de la 7ème édition du festival Wa Bénin. Depuis 2020, cet événement s’est imposé comme un temps fort de la vie culturelle francilienne. L’événement se veut populaire, chaleureux et intergénérationnel. « L’évolution du festival se caractérise par une direction artistique de plus en plus assumée : celle d’un festival en plein air à Paris. Ainsi, le festival devient un rendez-vous décontracté pour les jeunes, les familles, les Béninois de la diaspora et les Franciliens. Notre ambition est de contribuer au brassage interculturel qui définit Paris, avec l’apport de la riche culture béninoise. L’idée est de renforcer le lien pour que la diaspora retrouve une partie de son identité, tandis que les Franciliens découvrent cette belle culture », souligne Blandine Klebe, programmatrice dudit festival.

Pour illustrer la richesse de cette programmation pluridisciplinaire, Blandine ose une métaphore gustative réjouissante. Au menu, « ce sera comme un plateau composé de talé-talé, d’igname frite, de brochettes de wagashi et de chachanga. L’ensemble fait briller les yeux et donne l’eau à la bouche. Voilà ce qu’est notre programmation. Nous proposons une expérience globale où les émotions, les découvertes et les sensations se rencontrent », précise Blandine Klebe.

La tradition à l’épreuve du contemporain
Le festival propose un savant équilibre entre tradition orale, création artistique et innovations numériques. L’un des moments phares sera l’inauguration de l’exposition « Gou : Mémoire du métal, souffle du Bénin », orchestrée par Schadrac Aisso, artiste plasticien.

« Pour moi, cette exposition incarne pleinement le thème de la transmission. À travers le métal, elle transmet le savoir-faire de mon père, la mémoire du patrimoine béninois et les valeurs liées à Gou. C’est cet héritage que je souhaite partager avec les nouvelles générations. Le métal est un médium résistant qui traverse le temps. Sa ténacité devient une métaphore des traditions et de leur utilité dans la contemporanéité », explique l’artiste.

La préservation linguistique occupera également une place centrale grâce à un atelier d’initiation à la langue fon. Cette formation est placée sous la coupole de Laurent Djidjoho, promoteur de l’application “Teli”. Face aux craintes d’une érosion culturelle à l’ère de la mondialisation, il défend une approche moderne. « Le numérique est souvent perçu comme une menace pour les langues locales. Chez Teli, nous en faisons un levier. La langue fon porte une vision du monde et des valeurs. Grâce aux cours en ligne et aux ressources digitales, nous permettons à toute personne, où qu’elle se trouve, de renouer avec ses racines. La technologie n’est pas l’opposé de la tradition, elle est son meilleur allié pour faire vivre notre patrimoine », affirme Laurent Djidjoho.

Deux jours de célébration, de rythmes et de saveurs
Dès le vendredi 31 juillet à 18h, les portes du Jardin 21 vont s’ouvrir pour lancer les festivités. Au menu de la première soirée il y aura le concert du Duo Landry, suivi d’une table ronde engagée intitulée « Grandir entre des cultures ». Cette première soirée va réunir plusieurs voix de la diaspora.

Le samedi 1er août mettra à l’honneur un programme riche en émotions. Il y aura le spectacle de contes “Adjrou Time” d’Adam Idrissou. Cela sera suivi d’une performance dansée au cœur de l’exposition par Maud Chabrol et Thomas Dodji Kpadé. De même, il aura lieu la conférence « Comment transmettre aujourd’hui ? Entre oralité, écriture et numérique ». Les festivités vont être clôturés par les percussions envoûtantes du groupe “Bénin en route”, avant un final dansant orchestré par Kartel Dj.

Entièrement ouvert sur la cité, “Wa Bénin Festival” 2026 s’annonce comme une escale estivale incontournable à Paris. Une parenthèse festive où la mémoire devient le moteur d’une ouverture réussie sur le monde.

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