FITMO-2017: L’os de mort l’âme ou l’incarnation de l’égoïsme

FITMO-2017: L’os de mort l’âme ou l’incarnation de l’égoïsme

Le spectacle L’os de mort l’âme. Crédit photo: Tognidaho

JMC 2017

Ce mardi 07 novembre, les étudiants de l’Ecole international de théâtre du Benin (Eitb) étaient sur scène à l’espace culturel Gambidi pour présenter leur spectacle intitulé «L’os de mort l’âme ».

Tout se déroule dans un village où l’ambiance folklorique des villages africains est au rendez-vous. Les habitants, pécheurs et chasseurs ont un très grand sens du partage et de la solidarité. Cependant, dans ce village vit un homme tout à fait diffèrent des autres membres de sa communauté. « Mort l’âme », puisque c’est de lui qu’il s’agit est un homme dont l’égoïsme excessif lui donne une mauvaise renommée dans sa communauté. Obsédé par la nourriture, mort l’âme ne veut rien partager avec son entourage. Un jour il reçoit sa part de gigot suite au partage d’un gibier : c’était un os. Il court si vite à la maison, intime à sa femme de faire cuire l’os avec diligence. Puis s’enferme chez lui pour profiter seul de son os. Or, il est de coutume que chaque jour les villageois se retrouvent sur la place publique pour passer le temps. Son ami moussa arrive sur cette place publique et constate la présence de tous sauf de Mort l’âme. Cet ami qui a tant rendu service à Mort l’âme comprend tout de suite la raison de l’absence de celui-ci. Il décide de lui rendre visite à son domicile. Quand Moussa toque à la porte, Mort l’âme eut tout le mal pour lui ouvrir. Il finit par ouvrir en prenant le soin de cacher la marmite contenant l’os. Moussa comprenant le manège de son hôte, s’installe et refuse de partir bien que celui-ci simule d’être malade. Par la suite, en complicité d’avec sa femme, il feint d’être mort. La nouvelle se repend et les villageois accourent pour soutenir la « veuve ». Ils finissent tous par découvrir le jeu de mort l’âme et se retirent de sa cours.

Pour une histoire dos, Mort l’âme perd tous ses amis et sa femme. Dans une note empreinte d’humour le metteur en scène met à nu l’avarice et la gourmandise de cet homme mais aussi de bien d’autres dans la société. Ce spectacle est une invite au partage et à la solidarité.

L’originalité d’une scénographie
La mise en scène reconstitue le contexte d’écriture de la pièce de Birago Diop. Le décor de la scène met en lumière l’espace géographique du Sénégal avec une tente des bords de mer sablonneux et un filet de pêche accroché à un piquet ; dans un coin de la scène, une natte de prière. Les villageois qui arrivent à la cours de Mort l’âme sont en costume des grandes confréries musulmanes sénégalaises. Ce décor non seulement s’adapte au Sénégal mais aussi à de nombreux pays africains. Il expose le quotidien des populations. Toute chose qui aide à la compréhension du spectacle en ajoutant une touche esthétique.

Iliasse Bougma (Stag)

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