Melinda Fourn-Houngbo, artiste plasticienne et visuelle béninoise, a été officiellement sélectionnée pour participer à la 15ème édition des Rencontres de Bamako, la Biennale africaine de la photographie. Cette rencontre va se tenir du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 dans la capitale malienne. Seule représentante du Bénin parmi les 49 artistes retenus à l’échelle internationale, elle portera les couleurs de la création contemporaine béninoise.
« Refabulation(s) ». C’est le thème général retenu dans le cadre de la 15ème édition de la biennale africaine de la photographie à Bamako, au Mali. Elle est placée sous le commissariat d’Armelle Dakouo. En effet, les Rencontres de Bamako constituent le plus grand rendez-vous consacré à la photographie contemporaine et aux arts de l’image sur le continent africain. Pour cette 15ème édition, le comité de sélection a retenu 49 artistes venus d’Afrique, des Caraïbes et de leurs diasporas. Au milieu de cette programmation exigeante axée sur les installations immersives, les dispositifs de studio, la sculpture et la transdisciplinarité, Melinda Fourn-Houngbo s’impose comme l’unique voix béninoise retenue.
Cette édition souhaite inviter les créateurs à réinventer le langage visuel et à interroger le réel à travers la mémoire, les archives et la fiction. Originaire du Bénin, Melinda Fourn-Houngbo s’est formée à la prestigieuse École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Son parcours académique et artistique l’a également menée au Ghana (à l’Université Kwame Nkrumah de Kumasi), puis au Sénégal. Un parcours qui a façonné chez elle une démarche nomade et profondément ancrée dans les réalités ouest-africaines.
Melinda Fourn-Houngbo, l’art du geste et de la matière
Plasticienne et artiste visuelle pluridisciplinaire, son travail se situe à la croisée de la photographie, de la sculpture, de l’installation multimédia et des savoir-faire artisanaux traditionnels (céramique, forge, tissage, travail du métal). Melinda Fourn-Houngbo s’intéresse particulièrement à la transformation des objets du quotidien, aux matériaux de récupération et aux gestes ancestraux menacés par l’industrialisation. En explorant les tensions entre tradition, mémoire, sacralité et modernité, elle crée des pièces qui interrogent la place des objets familiers et le patrimoine immatériel dans nos sociétés.
Déjà remarquée lors de plusieurs expositions internationales et résidences (notamment à Selebe Yoon à Dakar ou à l’espace Le Centre au Bénin), sa présence à Bamako confirme la maturité et le rayonnement d’une démarche artistique singulière dans le paysage contemporain.

