Le slameur béninois Gopal Das. Photo/DR

Bénin-Journée internationale du Slam : Des slameurs s’unissent pour une célébration en différé

Les slameurs béninois ont célébré la Journée internationale du Slam le samedi 08 juin 2019 à l’espace artistique Le Centre de Lobouzounkpa dans la commune d’Abomey-Calavi.

Habituellement célébrée tous les 29 avril de chaque année par la communauté mondiale, la Journée internationale du slam a été célébrée en différée au Bénin. Fruit de la volonté du slameur béninois Gopal Das, cette célébration s’inscrit dans une dynamique de promotion et de valorisation des slameurs béninois. Ceci en collaboration avec le slameur togolais Momo Kankua et quelques collectifs de slam.

Pendant plus d’1h, des slameurs se sont succédés sur la scène pour gratifier les spectateurs de divers textes. Outre le slam, des artistes d’autres disciplines se sont associés pour rehausser cette célébration. Des artistes graffeurs béninois dont Mr Stone ont fait du Grafiti en live. Le groupe folklorique « Pepit d’arts », essentiellement constitué d’enfants a aussi gratifié le public d’une belle prestation. Il en est de même pour l’humoriste béninois Kromozom qui a servi un court extrait de ‘’One man show’’ pour arracher le rire aux spectateurs.

Annoncée pour rassembler tous les collectifs de slam béninois, seulement 2 collectifs à savoir :« Mouvement universitaire de slam » et « Le débat littéraire » ont répondu présent. Suivis des slameurs Gopal Das, Mrv et Momo Kankua du Togo, ils ont dit des textes abordant diverses thématiques dont essentiellement l’amour et le panafricanisme.

A en croire les confidences du slameur Gopal Das, les autres collectifs n’ont pas pu être de la partie pour des raisons de disponibilité. Ce qui selon l’artiste conteur et slameur Adébayo Hounsou a porté un léger coup à la célébration. « Moi j’ai bien aimé l’initiative sauf que je suis resté sur ma soif » confie-t-il.

Néanmoins cette absence, pour d’autres n’a empêché en rien la célébration de cette Journée internationale du slam au Bénin où, d’autres artistes se sont ralliées à leur cause. Pour le slameur et journaliste culturel Djamile Mama Gao, ce fut une soirée enrichissante vue la diversité des styles ainsi que la rencontre des cultures, des messages et des langues. « Ce genre de rencontre me rassure en ce qui concerne l’avenir du slam en Afrique » se réjouit-il.

Inès Fèliho

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