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Galerie « La Kalebasse » : Un nouvel espace de promotion artistique signé « Teriba »

les sœurs Teriba

Après la sortie de leur 3ème album Ateléni en fin d’année 2020, les sœurs Teriba reviennent sur la scène artistique, non avec un album, mais avec une galerie mixte dénommée « La Kalebasse ». C’est au soir du mardi 27 avril 2021 au quartier Fidjrossè à Cotonou que l’inauguration de cet espace s’est tenue.

« Nous avions envie d’avoir un espace qui reflète notre image, de transmettre à la génération future et aussi de nous poser enfin », confie Tatiana Ahissou, membre et porte-parole du duo Les Teriba à propos de leur tout nouvel espace « La Kalebasse ». Doté d’un espace scénique, d’un bar local, d’un prêt à porter et autres services, la galerie « La Kalebasse » est un lieu panafricain créé non seulement pour mettre en lumière la musique des Teriba caractérisée par la calebasse et autres instruments traditionnels mais aussi pour la promotion de l’art béninois et africain ainsi que le savoir-faire des femmes.

En collaboration avec Nadia Adanlé, promotrice de la marque Couleur Indigo, les sœurs Tatiana et Carine Ahissou développent leur style vestimentaire qui se distingue par des tenues aux couleurs des teintures traditionnelles et confectionnées par des femmes. Des tissus indigo, des chaussures, des sacs, des boucles et autres accessoires de beauté trouvent également leur place dans cette galerie. « La Kalebasse », c’est également un lieu de formation où des masters class se tiendront régulièrement pour apprendre aux intéressés la maitrise de la voix et diverses percussions dont le Gota, le chékéré etc. Une place de choix y est réservée aux artistes plasticiens. « Pendant 2 mois, on va diffuser leur savoir-faire et les transmettre également aux plus jeunes. C’est tout un programme qui va accompagner chaque plasticien qui viendra exposer dans nos locaux » assure Tatiana.

Selon les confidences de de la porte-parole du groupe, le nom « La Kalebasse » n’est pas anodin. C’est en référence à leur instrument de prédilection qu’est la calebasse et aussi un clin d’œil à la gente féminine. « Jusqu’à un passé récent la femme n’avait pas le droit d’aller directement à la percussion et la calebasse vient lui donner une alternative où elle peut enfin s’exprimer avec un instrument qui, au départ, était sa chose : son ustensile de cuisine, son saladier, son verre… Et là, elle a décidé d’en faire son instrument de musique qui résonne comme une grosse caisse et ça, c’est Teriba ».

Calebasse avec un K et non un C parce que la femme, pour elles, s’écroule sur le poids de la société, des maltraitances, des violences des interdictions et maux qui minent son existence. Et comme le C de calebasse rappelle un peu trop le fait qu’elle soit courbée, les Teriba ont décidé de mettre un K pour dire qu’elle est désormais debout pour affronter le monde.Une idée qu’elles doivent d’ailleurs au cinéaste et graphiste béninois Ramanou Alédji à qui, elles adressent toute leur reconnaissance pour son ingéniosité. « C’est lui qui, depuis quelques temps, nous assiste dans le graphisme, la sérigraphie et tout le concept visuel des Teriba en matière de communication et c’est aussi lui l’idée de la calebasse avec un K » témoigne Tatiana Ahissou.

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Inès Fèliho
Inès Fèliho
Rédactrice à Dekartcom

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