Fiff 2026: Un palmarès qui célèbre l’audace

Pendant cinq jours, du 3 au 7 février 2026, Cotonou a vibré au rythme du Festival international de films de femmes (Fiff). Entre projections engagées, formations et célébration des talents féminins, la 4ᵉ édition a confirmé la vitalité d’un cinéma qui ose, questionne et inspire.

La place de l’Amazone a servi de cadre, samedi 7 février, à une cérémonie de clôture empreinte d’émotion. Sous le thème « Femmes, libérez votre créativité », le Fiff 2026 a tenu ses promesses : donner de la visibilité aux regards féminins et affirmer leur place dans le paysage cinématographique africain. Durant le festival, réalisatrices, étudiantes et cinéphiles ont partagé des récits forts, parfois dérangeants, souvent bouleversants. Pour Ève Guehi, présidente du jury, le constat est clair : « Nous avons découvert un cinéma audacieux, sincère et profondément engagé. Quand les femmes racontent leurs histoires, elles enrichissent le langage cinématographique ».

Au-delà des trophées, le Fiff s’est aussi distingué par ses ateliers et masterclass. Les participantes sont reparties avec des parchemins, symboles d’un apprentissage pensé comme un outil d’émancipation. Pour Cornélia Glèlè, promotrice du festival, le message est sans équivoque : « Ces films prouvent qu’il est vital de créer des espaces pour la parole et la création des femmes ». Elle a également salué l’énergie des jeunes filles du Kino Wendia, révélations de cette édition. Soutenu par les autorités culturelles, le Fiff s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du cinéma féminin africain. À Cotonou, les projecteurs sont déjà tournés vers 2028, avec l’espoir d’une 5ᵉ édition encore plus ambitieuse et festive.

Palmarès
Cinq films ont été distingués à l’issue des projections.
• Amazone du Jury : Why the cattle wait de la Sud-Africaine Phumi Morare ;
• Amazone du documentaire : Les chaînes du deuil de la Béninoise Dorcas Ganmagba ;
• Amazone du scénario : Float de la Kényane Lydia Matata ;
• Amazone de l’interprétation : Dissa Assita pour Mia (Burkina Faso) ;
• Amazone d’Or : The incredible sensational fiancée of Sèyi Àjàyi de la Nigériane Abessi Akhamie.

Une mention spéciale a été attribuée au film « Aucune rue ne portera ton nom » de l’Algérienne Nadia Salem, tandis qu’un hommage appuyé a salué Moumine Wologan pour son engagement constant en faveur du festival.

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