Monsieur Tobias Biancone, Directeur Général de l'International Theatre Institut (ITI). Crédit photo: Tognidaho

Entretien avec Le DG ITI : « A mon sens, le Burkina Faso est le leader parmi les africains en matière des arts de la scène »

A l’occasion des 70 ans d’anniversaire de International Theatre Institut (ITI) organisés par le Burkina Faso à travers l’espace culturel Gambidi à Ouagadougou, le Directeur Général est présent au pays des hommes intègres. Monsieur Tobias Biancone nous confie ses impressions quant à ce qu’il a vu sur cet événement et ne cache pas son admiration pour le Burkina culturel.

Vous êtes à Ouagadougou dans le cadre des 70 ans de L’ITI. Comment vivez-vous cet évènement ?
Tout a commencé avec une belle cérémonie d’ouverture avec de belles prestations et de distingués invités. Je suis à l’aise ici à Ouagadougou.

En ce concerne les manifestations, les ateliers, quelles sont vos impressions ?
Je suis très impressionné parce qu’il y a eu 400 candidatures pour les ateliers. Alors je trouve que l’éducation que l’ITI offre avec les experts venus de toutes les parties du monde vise à contribuer au renforcement des capacités artistiques, techniques et managériales des artistes de la scène. Quand nous avons discuté de cela avec le Directeur adjoint de l’UNESCO, il a trouvé le projet génial et il a même suggéré de faire ça pour l’Afrique et l’Amérique Latine. Donc nous allons faire une bonne documentation pour continuer dans les autres pays.

Quant à la représentativité de l’Afrique au sein de cette grande institution qu’est l’ITI, Que pouvez-vous en dire ?
Je trouve que l’Afrique a un grand pouvoir au sein de l’ITI et je pense que ce qui est important pour nous est de favoriser la création des centres de formation en théâtre, en danse. Je pense aussi que l’Afrique dans le futur aura un grand pouvoir dans l’économie, mais d’abord dans les arts de la scène. Et ce pouvoir pour le nourrir il faut multiplier ces ateliers. Mais cela ne voudrait pas dire que c’est maintenant qu’on va enseigner le théâtre en Afrique. C’est plutôt la technique qui est importante et qu’il faut toujours renforcer chez tout le monde d’ailleurs. Si on peut déjà avoir des centres de l’ITI un peu partout en Afrique, alors pour l’ITI ce serait une grande richesse. Ce n’est pas toujours l’argent c’est le pouvoir artistique qui est important. Le plus important aussi est qu’il ait des initiatives d’ici et les gens d’ici doivent chercher les aides nécessaires après. Par exemple pour cet évènement, nous avons demandé au Président du conseil burkinabè de l’ITI, Dr Hamadou Mandé, quels sont les ateliers qu’ils voudraient organiser dans le cadre des manifestations de l’anniversaire. Et après nous leur avons trouvé des experts formateurs. C’est ce que l’on doit faire et non imposer des choses. Mais le danger est qu’il y a parfois des gens très égoïstes. Pis, ces gens-là veulent faire du business avec l’ITI. Nous sommes un organisme international qui vise à favoriser le bien être du monde des arts. Nous ne faisons pas du business.

Au regard de ce que vous avez vu au Burkina Faso, est-ce qu’on peut dire que le Burkina est une belle ouverture pour les pays africains en ce qui concerne les organisations de vos manifestations internationales ?
Je ne sais pas pourquoi, mais à mon sens, le Burkina Faso est le leader parmi les africains en matière des arts de la scène. Il y a par exemple, l’espace culturel Gambidi qui est un centre qui fonctionne bien. Et j’ai l’impression que l’environnement s’y prête bien. Aussi, C’est toujours quelqu’un du Burkina Faso qui est dans le conseil exécutif depuis des années. Nous avions eu Jean-Pierre Guingané et maintenant Hamadou Mandé. Les autres pays doivent s’inspirer du Burkina Faso.

Que diriez-vous pour conclure cet entretien ?
Ici, au Burkina Faso, je me sens à l’aise. Au Burkina Faso c’est la joie de vivre. Il ne faut pas être très sérieux avec la vie. Les gens d’ici je les estime beaucoup, avec leur joie de vivre, leur chaleur humaine et c’est toujours intéressant de travailler avec eux.

Propos recueillis par Eric AZANNEY / Ouaga 2018

 

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