Vue d’ensemble des panélistes. Copyright: Tognidaho

Burkina-Faso-Fitmo 2019 : L’Art, vecteur de cohésion et d’intégration

Dans le cadre des activités du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou (Fitmo), il s’est tenu un panel le dimanche 27 octobre 2019 à l’hôtel des conférences de Ouagadougou. Axé sur le thème du festival, ce panel a réuni des acteurs culturels qui, sans langue de bois, ont exploré ledit thème.

« Arts, cohésion sociale et intégration des peuples ». C’est le thème autour duquel s’est déroulé le panel de la 17ème édition du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou (Fitmo). Tous acteurs culturels, les panélistes que sont Salaka Sanou, Martin Zongo, Souleymane Sow, Erick-Hector Hounkpè, et Bissiri Issoufou ont échangé sur l’apport de l’Art au vivre ensemble. La modération de cet échange a été assurée par le Pr Mahamadé Sawadogo, Enseignant chercheur à l’université Joseph Ki-Zerbo. Durant 3 heures, les panélistes ont mis leurs expertises à contribution en vue d’éclairer l’auditoire sur un certain nombre d’aspects.

Pour le Pr Salaka Sanou, ancien Secrétaire permanent de la Semaine nationale de la culture (Snc), l’art occupe une grande place dans la cohésion sociale et à l’intégration des peuples. Tout en relevant les similitudes entre les peuples d’Afrique, il estime qu’une coalition entre ces derniers est cruciale pour un réel développement. «Les peuples ne peuvent pas se développer en autarcie. Il faut s’ouvrir aux autres. Cette ressemblance-là peut participer à l’intégration sociale. C’est ce qui est intéressant » insiste-t-il. Martin Zongo, Administrateur du Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (Cito), quant à lui, estime que l’art joue trois rôles essentiels dans la quête de la cohésion sociale. Il s’agit du rôle de prévention, de consolidation et celui de gestion des crises. « L’art peut être un outil de sensibilisation, de conscientisation afin que l’interpénétration des peuples puisse se passer de la meilleure manière possible », a-t-il expliqué.

Il en est de même pour Erick Hounkpê, Directeur du Festival international du théâtre de Bénin (Fitheb), qui pense que l’Artiste doit se baser sur ces similitudes pour conquérir son public. « L’art active la cohésion sociale », confie-t-il. A en croire ces propos, l’artiste ne doit pas créer en étant fermé. Il doit tenir compte de tous ceux qui sont amenés à voir son spectacle. « Il doit permettre à tous ceux qui voient son spectacle de rentrer chez eux avec une partie de lui. Ainsi il ne crée pas la cohésion sociale et l’intégration mais il les active », ajoute-t-il. Se basant sur sa propre expérience, le metteur en scène ivoirien Souleymane Sow, a approuvé les dires de ces prédécesseurs. Il explique comment les rencontres entre artistes débouchent sur des liens de fraternité.

Unanimement, les conférenciers s’accordent sur le rôle important de l’Art dans la cohésion et l’intégration des peuples. Néanmoins, suite aux différentes interventions des participants, ils n’ont pas omis de reconnaître qu’un Artiste sans esprit de discernement peut constituer un danger. Ceux-ci sont invités à ne point se laisser manipuler à des fins propagandistes.

Ilyasse Kaboré et Priva Belem

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