Théâtre béninois au MASA : Un « 25 décembre » au décor luminescent

Le Centre National des Arts et de la Culture (CNAC) a accueilli ce dimanche 8 mars pour le compte du MASA 2020, le spectacle « 25 décembre » de Didier Sèdoha NASSÈGANDÉ. Porté par Florisse ADJANOHOUN et Nathalie HOUNVO-YÉKPÉ, ce spectacle s’épanouit dans un décor luminescent dont la magie porte les empreintes digitales de Brado Birlain GRIMAUD et de Moussa DICKO.

Au total 40 lampes au néon de 0,60 mètre, 06 lampes rondes incandescentes, 06 cierges ont été utilisés pour créer une expression lumineuse. Ajoutons la découpe en douche côté cour, des rasants au fond de la scène, la lampe de face qui a servi à faire le plein feu. Le fumigène qui vient rappeler que la lumière du feu est produite parfois après la fumée. Moussa DICKO et Brado Birlain GRIMAUD ont servi au MASA 2020 un « 25 décembre » qui expose autant de la lumière matérielle que spirituelle. Celle spirituelle se déploie à travers la charge énergétique des notes musicales choisies comme tapis de fond. En témoigne l’instrumental du morceau Antigène de Toumani Diabaté. Émotions, sensations, transport sur le territoire de Râ, Dieu du soleil. Les enfants de Soleil. C’est ce que sont Brado Birlain GRIMAUD et Moussa DICKO avec cette magie. Mathilde et Élisabeth sont aussi des enfants du Soleil dans ce spectacle où chacune d’elles défend sa part de lumière, sa part de compréhension des options et choix de la vie. Chacune d’elles tentent de défendre sa part de la lumière, la vérité, dirai-je tout simplement.

Et comme chaque 25 décembre, ce sont des jeux de lumière qui entourent les arbres de Noël, ces différents jeux de lumière physique et spirituelle de Brado Birlain GRIMAUD et de Moussa DICKO viennent pour nous ramener dans le jeu de mot idéologique du spectacle. 25 décembre oppose. 25 décembre contraste. Deux amies. Deux ennemies. Toutes tenues et tendues par des enjeux. Celui de la liberté et celui de l’emprisonnement. Un emprisonnement libre, une liberté emprisonnée. Élisabeth et Mathilde, la première dame et la prisonnière politique sont comme deux faces d’une même pièce de monnaie, l’envers et le revers.

 

Paterne Djidéwou TCHAOU
Critique du spectacle « 25 décembre » Envoyé spécial au MASA 2020

 

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