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Conférence publique sur le thème « AFRIQUE, Une histoire enterrée?» : Un plaidoyer pour la sauvegarde des sites archéologiques au Bénin

de la gauche vers droite: Didier N’Dah, Titulaire d’un doctorat unique en Archéologie, Maître de Conférences à l’Institut des Métiers d’Art, d’Archéologie et de la Culture à l’Université d’Abomey-Calavi et L’Archéologue Ethno-historienne de l’Afrique, Caroline Robion-Brunner, chargée de recherche CNRS

L’Archéologue et Ethno-historienne de l’Afrique, Caroline Robion-Brunner, chargée de recherche CNRS et le professeur, Didier N’Dah, Titulaire d’un doctorat unique en Archéologie, Maître de Conférences à l’Institut des Métiers d’Art, d’Archéologie et de la Culture à l’Université d’Abomey-Calavi, ont conjointement animés, le Jeudi 03 Juin 2021, une conférence autour du thème, « Afrique, Une histoire enterrée? ». L’événement s’est déroulé sous la paillote de l’institut français de Cotonou.

La question des vestiges archéologiques de l’Afrique et du Bénin en particulier était au cœur de la conférence publique de Caroline Robion-Brunner, Archéologue et ethno-historienne de l’Afrique, et du professeur, Didier N’Dah, Titulaire d’un doctorat unique en Archéologie.

Dans son exposé, Caroline Robion-Brunner s’est appesantie sur la nature de ses activités ces dernières années qui portent sur l’histoire et l’archéologie de la métallurgie. Elle parle du comportement technique, économique et social liés à la production des métaux et des objets en métal en Afrique. Selon elle, compte tenu de la place de la métallurgie dans le développement des sociétés humaines, étudier cette activité est indispensable à la compréhension de l’émergence et de l’affirmation des formations pré−étatiques et étatiques. Son approche allie enquêtes ethnohistoriques, prospections, opérations archéologiques et analyse en laboratoire.

« Mon but est d’apporter des éléments nouveaux sur la compréhension de la mise en place et du développement des procédés métallurgiques et de leurs conséquences sociétales et environnementales. » déclare l’Archéologue et ethno-historienne de l’Afrique, dont les recherches ont souvent ciblées le Mali, Togo, Bénin.

Un Sos pour la protection des sites archéologiques au Bénin
Si, Caroline Robion-Brunner axe son exposé sur la gestion des ressources naturelles dans le cadre d’une production ancienne du fer en Afrique de l’Ouest, le professeur, Didier N’Dah, par contre, se focalise sur la situation de sauvegarde, de protection et de promotion des sites archéologiques au Bénin.

Il constate que le Bénin, est en plein développement avec la construction d’infrastructures qui malheureusement ne sont toujours pas sans conséquences sur les sites archéologiques. Il déplore les projets de construction ou d’urbanisation qui impliquent la destruction de sites archéologiques. Mieux, ce Titulaire d’un doctorat unique en Archéologie, suggère que des dispositions soient prises afin de contourner lesdits sites dans les plans d’exploitations des domaines publics.

Il exhorte les entrepreneurs à plus de sensibilité face aux vestiges et demande aux populations de s’impliquer davantage afin d’aider les pouvoirs publics et les services compétents à identifier les patrimoines archéologiques et à les protéger. Pour finir, il suggère aux administrations locales de recruter des archéologues afin de pallier aux nombreuses démolitions anarchiques de sites qui interviennent lors des travaux d’urbanisation.

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