Cameroun : De grands noms de la musique africaine autour du « Kolatier »

La 9ème édition du marché des musiques d’Afrique, le Kolatier, s’est ouverte ce 11 octobre 2017 au Cameroun. Elle s’étend jusqu’au 14 octobre et s’article autour du thème : « Coopération culturelle sud-sud, le cas du Maghreb et l’Afrique subsaharienne à travers la musique».

Du 11 au 14 octobre se déroule au Cameroun, la 9e édition du marché des musiques d’Afrique « Kolatier » et ce, sous le haut patronage du président de la république.

L’événement sert de creuset d’échanges et de partages entre professionnels du métier autour d’un programme riche et varié. Il donne également aux acteurs africains de la filière musicale l’opportunité de s’informer sur les meilleurs canaux à prendre pour développer la carrière musicale de l’artiste africain. Une conférence de presse a été donnée le mardi 10 octobre par le promoteur pour annoncer les grandes articulations de cet événement.

Vitrine d’expositions des couleurs musicales africaines, le KoLatier s’est fixé pour but de soutenir les initiales musicales du continent, en quête de visibilité. Une biennale qui se tient cette année sous le thème « Coopération culturelle sud-sud, le cas du Maghreb et l’Afrique subsaharienne à travers la musique. ».

Pour sa 9ème édition le marché des musiques d’Afrique affiche des indicateurs très positifs. Au menu de cette foire de la musique, des shows-case, des conférences débats, des espaces d’expositions et de promotions d’œuvres et de services, des rencontres et réseautage professionnels. Le centre culturel Camerounais, le monument de la réunification, l’Institut français du Cameroun et plusieurs autres espaces culturels accueilleront tout ce beau monde.

Opération d’intérêt général pour la profession, celle du spectacle vivant, du disque, du suivi des carrières, du droit d’auteur, etc., le Kolatier est aujourd’hui une véritable plateforme qui propose un outil, un fonctionnement assez dynamique qui favorise les rencontres et les échanges.

« Ma satisfaction est mitigée en ce qui concerne l’apport du Marché dans la carrière des artistes. Il est vrai que plusieurs groupes ont déjà bénéficié des contrats de tournées grâce au Kolatier. Mais l’offre musicale africaine mérite mieux encore. Pour cela nous avons besoin de plus d’appui pour mieux accompagner ces groupes musicaux émergents dans les circuits internationaux de diffusion », affirme le promoteur de ce concept, Luc Yatchokeu en parlant du bilan des huit dernières années.

Cent artistes, une centaine de professionnels, et une dizaine d’institutions ; c’est la cagnotte humaine qui a foulé le sol de la capitale camerounaise pour les quatre jours de festivités autour de la musique africiane.

Cette année, la part belle sera faite à l’économie de la musique à travers des rencontres et des ateliers. Innovation majeur, un atelier sur la monétisation des contenus musicaux dans l’environnement numérique et un autre sur le booking animé par Luc Mayitoukou formateur et agent d’artistes.

Des structures et professionnels reconnus sont déjà au Cameroun pour prendre part aux différentes activités. Parmi eux: José Da Silva, Directeur Général de Sony Music Africa (Côte d’Ivoire), Pr Yacouba Konaté, Directeur général du MASA, Hugues Gervais Ondaye, Commissaire Général du FESPAM , Mamou Daffe, Président d’Artérial Network, Léonard Yakanou, Directeur de ARTfrica Consulting Group (Togo), Eric Loembet, Directeur d’Erwill Promo Entertainment (France), Carlos Arion Rodrigues, Responsable Odaras Productions (Suisse).

Sony Music Africa présentera au cours du festival sa structure afin de permettre aux artistes de proposer leurs œuvres pour les productions dans un format professionnel.
En chiffres, il faut retenir 19 show-cases parmi lesquels une restitution du projet Electro-Ekang, une création du groupe Skinnerbox d’Allemagne et de l’artiste Alima soutenu par le Goethe Institute.

Créé en 2003, le Kolatier est une plateforme pour présenter aux professionnels du monde les créations de la sous région Afrique Centrale. Initialement, il se dénommait « Bourse aux spectacles d’Afrique Centrale ». Vu l’essor qu’a pris le concept, il s’est ouvert au reste du continent en tant que marché de la musique.

Edithe Valerie Nguekam, Correspondante / Cameroun

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