Burkina/Fitmo 2017 : « Zan et la Cigogne », l’école du respect de la parole donnée

Burkina/Fitmo 2017 : « Zan et la Cigogne », l’école du respect de la parole donnée

Le spectacle « Zan et la Cigogne » Crédit photo: Tognidaho

JMC 2017

Ce dimanche 05 Novembre, le Festival International de Théâtre et de Marionnette de Ouagadougou (FITMO) continue sa course en présentant divers spectacles sous les yeux de nombreux spectateurs comme Zan et la Cigogne un conte théâtralisé.

L’intrigue tourne autour de Zan un jeune homme apprécié de tout le village et la Cigogne un oiseau que l’on peut comparer à un géni réalisateur de souhait.

En moins d’une heure, le spectateur est plongé dans l’univers de Zan. Un jeune homme ayant une très bonne estime de lui en raison de l’opinion que les habitants de son village ont de lui. Il nage dans le bonheur jusqu’au jour où tout bascule « toutes les bonnes choses ne durent que le temps de pailles » dixit la conteuse. Il tombe malade, est séparé de sa bien-aimée Saran ; c’est comme cela que le calvaire de Zan débute. Vu tous ses déboires tout le monde le quitte même sa famille et celle de Saran.

Zan accablé par tout ce malheur, décide de mettre fin à ses jours en s’étouffant avec du sable. C’est en commettant son forfait que la cigogne perchée sur un arbre commence par lui parler. La conversation se poursuit jusqu’à ce que la cigogne lui propose un marché qui se traduit en ses termes « la santé, la richesse, la prospérité et bien d’autres choses contre la protection de trois canaris puisse que la cigogne qui ayant un voyage à effectuer ne pourra pas les amener avec lui ».

Les années se succèdent et tout sourit à Zan ; sa femme accouche, son village devient prospère jusqu’à l’arrivée d’un « sorcier » du nom de Dosso. La venue de ce sorcier annonce la future déconvenue de Zan, car Dosso lui dit que c’est en détruisant les trois canaris que lui avait confié la Cigogne qu’il aura encore plus de savoir, de fortune et de pouvoir. Ainsi, il fait tout ce que Dosso lui dit, mais au lieu d’obtenir toutes ces bonnes choses, il retourne dans l’état où il était avant le marché passé avec la Cigogne car celui-ci ne lui pardonne pas la destruction de ces canaris et le non-respect de la parole donnée.

Ce spectacle pose le problème du respect de la parole donnée, du savoir se contenter de ce que l’on a.

Les lumières éteintes, sur fond musical annonçant l’entrée en scène de deux acteurs dont le costume est fait d’apparats traditionnels qu’ils modifient au gré de l’histoire. Tout le long du spectacle, l’éclairage est resté le même à une exception près où nous avons eu une projection de l’arrière à l’avant.

La scène elle-même, décorée seulement de deux caisses en bois de différentes couleurs sur lesquelles monte la conteuse de temps à autre. Les deux conteurs agrémentent leurs histoires avec des chansonnettes dans leur langue. Du début à la fin du spectacle, le public est resté captivé car elle est racontée de manière simple avec la conteuse qui joue tantôt la cigogne tantôt Dosso, se mettant dans la peau de chaque personnage avec facilité. Il faut remarquer la simplicité du décor qui répond à ce genre de spectacle ainsi que les chansonnettes.

Octavia Lokossou (Stag)

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