L’artiste chanteuse togolaise Adjo’a Sika. Crédit photo: Tognidaho

Musique : Adjo’a Sika en vedette à Cotonou

L’artiste chanteuse togolaise Adjo’a Sika a donné un concert live dans la soirée du vendredi 02 février 2018 à l’Institut français de Cotonou. Tout en déroulant des morceaux tirés de son répertoire musical, elle a impressionné les spectateurs avec son puissant timbre vocal et sa représentation riche en émotion.

Un mélange d’afrobeat, de reggae, d’afro-jazz et du rythme Agbadja, le tout chapeauté par une voix tant fougueuse que douce qui transmet de fortes émotions.

C’est le condensé du concert live, que l’artiste togolaise Adjo’a Sika a donné sous la paillote de l’Institut français du Bénin au soir du vendredi 02 février 2018 à Cotonou.

Dans un style vestimentaire ‘’mixte’’, à la fois traditionnel que moderne, cette artiste togolaise a embrasé la scène de l’Institut français avec un spectacle riche en émotion. L’entrée sur scène s’est faite discrètement avec le titre ‘’Miawézon’’, joué en fond sonore et appuyé par quelques notes vocales de la vedette de la soirée suivi de ses instrumentistes. Ceci pour souhaiter la bienvenue aux spectateurs et établir un lien avec ses derniers. C’est ainsi qu’elle démarre une aventure musicale de 2 heures d’horloges au cours de laquelle elle s’est amusée à partager ses émotions avec le public. En complicité avec son équipe constituée d’un batteur, d’un trompettiste et de deux guitaristes, l’un à la guitare basse et l’autre au solo, Adjo’a Sika a fait vibrer plus d’un.

Elle se déchaîne et fascine le public !

Adjo’a Sika et Méchac Adjaho. Crédit photo: Tognidaho

Dès le premier morceau, elle impressionne le public par sa mélodieuse voix grave qui laisse transparaître quelques notes de douceur. Le public se laisse emporter par cette prestation, loin de s’imaginer que c’est le début d’un show palpitant. La chanteuse l de la soirée monte alors en puissance dès le second morceau avec une prestance remarquable sur scène caractérisée par une parfaite gestion scénique, histoire de changer le tempo et de prendre la ‘’température’’ du public.

Adjo’a Sika improvise une chorale avec les spectateurs en les invitant à chanter le refrain du morceau en cours, ce qui n’a pas déplut à ces derniers qui se sont donné à l’exercice. Cette chorale improvisée crée l’interactivité entre l’artiste et le public et donne ainsi une image assez particulière à cette soirée acoustique.

Par la suite, la chanteuse enchaîne avec le morceau ‘’Edogbè’’ au cours duquel elle s’amuse à esquisser de passionnants pas de danse. Comme une petite fille, elle se défoule sur la scène en poussant des cris stridents marqués par une ondulation vocale qui ne dit pas son nom et qui donne envie de bouger. Aussi ajoute-t-elle à ses tonalités aigues des mimiques impressionnantes qui n’ont rien à envier à celles de la diva américaine Beyonce ‘’en concert’’. Outre sa puissance vocale et ses danses fougueuses, Adjo’a Sika va dévoiler son talent de percussionniste en jouant avec énergie aux tam-tams placés au-devant de la scène. De même, la chanteuse crée la surprise en invitant quelques artistes béninois à l’accompagner sur l’estrade.

C’est le musicien Méchac Adjaho dénommé ‘’le maestro’’ qui va passer en premier à l’honneur en jouant des instruments à vent pour accompagner la chanteuse sur un célèbre morceau de la vedette togolaise Bella Belo. Cette interprétation classique a permis de détendre un tant soit peu la pression. Néanmoins le show va reprendre de plus bel avec le morceau ‘’Akofa’’, lorsque Jah Baba monte sur scène et s’attaque aux tam-tams. Personne n’a pu résister à la tournure humoristique que ce musicien béninois donne au spectacle. Avec toute la plaisanterie qu’on lui connait, les spectateurs se sont laissés aller à ses blagues qui ont fait rire plus d’un à gorge déployée.

Dans la foulée plusieurs sont montés sur scène pour esquisser quelques pas de la danse Agbadja, une danse commune au Bénin et au Togo. Mais sur l’avant-dernier morceau titré ‘’Lékémiawèdo’’, une chanson qui pose la problématique de la confiance, place a été faite à d’intenses émotions. Ici, Adjo’a Sika n’a pas pu s’empêcher de couler des larmes lorsque le slameur béninois Sergent Markus va improviser une réponse à l’interrogation que suscite la chanson en déroulant un texte en fond sonore des instruments. Néanmoins, la soirée sera clôturée en beauté par des artistes togolais comme Hortense Nayo, et Scarfo qui ont assuré la dernière partie du concert avec un mélange de Rap et de Jazz.

De la gauche vers la droite les artistes togolais(es) Scarfo, Adjo’a Sika et Hortense Nayo . Crédit Photo: Tognidaho

Inès FELIHO

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