Magnificat à l’EPA pour ses 18 ans

Renforcer le réseau des professionnels africains capables d’assurer la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel ; Promouvoir des projets de développement socio-économique qui intègrent la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel.

Mettre en place des programmes permettant la découverte et la réappropriation du patrimoine culturel pour les publics africains ; Contribuer à l’édition et à la diffusion de publications spécialisées sur le patrimoine culturel africain.

Il y a exactement 18 ans, ce vendredi 11 novembre 2016 où l’Ecole du Patrimoine Africain (EPA) s’assignait la lourde et sacerdotale mission d’atteindre ces quatre objectifs.

Des jours et mois se sont passés et des années se sont écoulées. L’EPA, tel un acrobate perché sur des échasses a fait des merveilles.

Du bout de ses 18 ans d’existence et d’exercice, elle s’offre à la manière d’un gâteau d’anniversaire à tout le continent africain.

Une école au service de la formation des professionnels du patrimoine, elle l’est. Une institution de préservation et de sauvegarde du patrimoine culturel, elle l’est aussi. Une plateforme de valorisation des éléments patrimoniaux, l’EPA l’est également.

Dans son répertoire, on dénombre plus de 2000 gestionnaires et professionnels du patrimoine de 44 pays ayant bénéficié de ses formations, séminaires, ateliers, et toute autre activité.

Elle peut se targuer d’avoir organisé environ 500 activités, lesquelles répondent strictement à sa vision : « devenir un centre de référence et de veille culturelle au service des institutions, des professionnels du patrimoine, des communautés et acteurs culturels du continent africain ». Magnificat donc à l’EPA.

Encore 24 mois pour qu’elle ‘’ferme’’ deux décennies d’activités au service du patrimoine africain, Mais, à ses 18 ans, on peut lui dresser un élogieux bilan. Ce n’est point prétentieux, les résultats sont concrets. Nous ne sommes pas bien qualifié pour nous donner à cet exercice. Cependant, en observateur, nous pouvons essayer…

Grâce à l’EPA, les peuples africains sont de plus en plus conscients des valeurs de leurs biens patrimoniaux, ils savent désormais que le patrimoine est un vecteur du développement.

Ces peuples sont au courant des activités économiques qui peuvent s’organiser autour de leur patrimoine culturel. Ils sont sensibilisés sur l’importance de le conserver. En leur sein, existent désormais des ‘’armées’’ pour lutter efficacement contre la destruction de tout élément patrimonial. Tout cela, c’est à l’actif de l’EPA.

Toutefois, des résistances s’observent… De la tâche, il en aura encore pour l’EPA. Le patrimoine culturel reste méconnu des jeunes, adolescents et enfants.

Sur cinq ados africains, à peine un parle avec aisance et maîtrise du patrimoine culturel.
Il faut, à cet effet, l’insérer impérativement dans les programmes scolaires. L’EPA est bien placée pour faire le plaidoyer auprès des autorités des systèmes éducatifs du continent.

Heureux anniversaire !

Esckil AGBO

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