Festival Téni Tédji
Festival Téni Tédji

Lancement de la tournée théâtrale entrant dans le cadre de la 4ème édition du festival Téni- Tédji; Les marionnettes pour sensibiliser sur les actes d’état civil

Depuis  le vendredi 21 juin dernier l’Association THAKAMOU CULTURE  ARTS  a entamé sa tournée théâtrale entrant dans le cadre de la quatrième édition du festival Téni- Tédji, les 72 heures des marionnettes au Bénin. Au menu, « La pièce qu’il faut », une création de ladite association mise en scène par Hermas Gbaguidi. C’est la cour du  dignitaire Atchéfon Djoumi, dans la commune d’Akpro- Missrété qui  en est la première étape.

 

C’est donc par la commune d’Akpro- Missrété que l’association que dirige Jude Zounmènou, promoteur du festival Téni-Tédji a débuté sa tournée théâtrale nationale qui va clôturer la quatrième édition dudit festival officiellement lancée le 17 avril dernier. En effet, ‘’ La pièce qu’il faut’’ est une création mettant en relief l’importance, la nécessité des pièces d’état civil dans l’organisation de la vie sociale. Pour le premier responsable de Thakamou Culture Arts, Jude Zounmènou, ce spectacle a été créé pour sensibiliser la population béninoise sur l’importance des actes d’état civil. « Ils sont pleins, a-t-il fait remarquer, les enfants qui ne sont pas déclarés ». « On peut sans risque de se tromper dire que ces enfants là n’existent » a-t-il poursuivi avant d’indiquer qu’outre l’acte de naissance, il y a les actes de mariage, de décès qui ne sont pas du tout connus par la population du Bénin. Le metteur en scène Hermas Gbaguidi, pour sa part, a indiqué qu’il s’agit d’un spectacle particulier. Ceci parce qu’il est d’abord centré sur les actes d’état civil, ensuite joué par les marionnettes. A l’en croire, le Bénin aurait pu organiser autrement et à moindre coût le dernier recensement de la population si ces actes étaient régulièrement réalisés. Hounnongan Atchéfon Djoumi, a, quant à lui, exprimé sa joie de voir sa cour abriter la première étape de cette tournée nationale. Durant son intervention, il est revenu, à l’instar de ses prédécesseurs sur l’importance des actes d’état civil. « … j’ai accepté accompagner l’Association Thakamou Culture Arts dans sa tournée nationale parce que son spectacle traite d’un sujet très important dans la vie des populations », a-t-il affirmé.

Quarante minutes de joie et d’enseignement
Sur une cour sobrement décorée avec au centre la scène réservée aux marionnettes, « La pièce qu’il faut » a drainé un monde pas des moindres ce vendredi 21 juin au domicile du dignitaire Atchéfon Djoumi. Enfants et adultes se sont précipités pour goûter au théâtre des marionnettes créé par Jude Zounmènou et son staff. La scène s’ouvre sur une discussion entre deux marionnettes, maman Yèyinou et sa fille, une élève revenant de l’école tout en larme. Voulant savoir les raisons qui justifieraient un tel état de sa fille, maman Yèyinou l’interrogea jusqu’à satisfaction. En effet, c’est Codjo, un camarade de classe de Yèyinou, mais reconnu plus tard comme son cousin qui l’avait assommée d’injures à la sortie des classes. Par la suite, la victime et sa mère se sont rendues à l’école pour décanter la situation. Mais là bas, le contexte a changé et maman Yéyinou a découvert que le ‘’bourreau’’ de sa fille n’était que son neveu, à la quête de son acte de naissance pour passer l’examen du Certificat d’Etude Primaire. S’en est suivie une série d’échanges entre l’instituteur, maman et papa Yèyinou et les deux enfants sur la procédure à emprunter pour établir l’acte de naissance de Codjo. Le message a été clair et les spectateurs n’ont pas tardé à extérioriser leur allégresse. Il faut noter que cette pièce créée par Thakamou Culture Arts et mise en scène par Hermas Gbaguidi a été jouée par quatre acteurs principaux. Il s’agit de Koffi Ferdinand Dossou dans les rôles de l’instituteur et de papa Yèyinou, de Félix Satignon dans celui de Codjo, de Charlotte Agbahoungba , dans le rôle de maman Yèyinou et Nouhoumon Noelie dans celui de Yèyinou.

Quinze communes prévues pour abriter le spectacle
« La pièce qu’il faut » sera jouée dans quinze communes au total. Il s’agit des commune d’Akpro- Missrété, de Savè, de Nikki, de N’Dali, de Kandi, de Natittingou, de Bokombé, de Djougou, de Zagnanado, d’Adjohoun, de Bopa, de Houeyogbé, de Comè, de Porto- Novo et de Dangbo. Au regard de l’importance du message que porte le spectacle, l’objectif des initiateurs de la tournée, à notre avis, ne saurait être atteint sinon partiellement. Ceci du fait que sur les 77 communes que compte le Bénin, 15 seulement vont bénéficier de cette sensibilisation des marionnettes. Soit un taux de 19,48%. Les autorités à divers niveaux notamment celles en charge de la décentralisation et leurs collègues qui s’occupent de la famille sont interpelées pour accompagner l’Association Thakamou Culture Arts dans sa tournée. Une deuxième phase pourrait être envisagée car les actes d’état civil : il faut qu’en parle largement.

Denver C. Correspondant Dekartcom.net / Porto-Novo (BENIN)

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