Cameroun/ Mason Ewing : Réalisateur malgré le handicap visuel

Malgré son handicap, ce fils de la diaspora camerounaise tient à faire découvrir un autre visage du Cameroun à l’extérieur à travers un long métrage qu’il compte tourner au pays des chars des dieux. Mason Ewing, Réalisateur américain d’origine camerounaise, il est notre invité de la semaine.

Interview

Dekartcom.net : Présentez-vous à nos lecteurs
Bonjour, je m’appelle Mason Ewing, j’ai 35 ans. Je suis Camerounais de ma mère et Américain de mon père. J’ai été élu le premier styliste et producteur de cinéma au monde aveugle.

Parlez nous de votre engagement dans le cinéma, qu’est ce qui vous a motivé à venir produire un film au Cameroun?

Mason Ewing, Réalisateur américain d’origine camerounaise

Depuis l’âge de 6 ans, j’ai toujours voulu travailler dans le milieu du cinéma. A chaque fois que je regardai un film, ça me faisait rêver. Quand j’étais petit, j’étais un grand fan de la grande actrice Élisabeth Taylor. Et maintenant, ça fait quelques années que je suis producteur audiovisuel, réalisateur et scénariste. Et par mon métier de stylisme, je suis aussi costumier. C’est grâce à Steven Spielberg que j’ai eu envie de devenir producteur de cinéma. Le cinéma, c’est l’amour de ma vie, ça passe avant tout. Quand je travaille sur un film, je suis dans un autre monde. C’est le bonheur et c’est magique. Pour mes engagements dans le cinéma, c’est simple : faire évoluer les mentalités, aider les gens à s’ouvrir au monde. J’aime faire du cinéma avec une moralité. Exemple : dans les films on parle de handicap, racisme, homosexualité et j’en passe. Toutes les choses qui dérangent les gens. Si je suis venu au Cameroun pour faire le long-métrage « Coup de foudre à Yaoundé » c’était pour faire changer les mentalités qu’avaient les blancs envers l’Afrique. Le Cameroun est un pays magnifique avec son histoire, ses coutumes et qui peuvent allez visiter l’Afrique sans avoir peur. Il y a tant de choses à découvrir au Cameroun. Je compte le montrer grâce à ce film long métrage.

Vous produisez en ce moment « Coup de foudre à Yaoundé ». qui sortira peut être à la fin de cette année. A quel moment ce projet a vraiment débuté ?
J’ai commencé à travailler sur mon projet COUP DE FOUDRE A YAOUNDÉ en août 2016. IL y a quand même eu plusieurs mois de montage avant. Un film c’est beaucoup de travail, des fois on peut même trouver des embûches. C’est toujours important de faire un bon film de qualité. Je ne tiens pas à le bâcler. Nos monteurs vont encore prendre du temps mais le résultat sera top.

Quel est le synopsis de ce film?
Voici le synopsis : « Romain convainc son frère Christopher qui vit en France, de venir passer des vacances au Cameroun. Celui-ci accepte et s’envole avec ses deux amis Jessy et Martin pour Yaoundé. A une soirée dansante avec des amis où il a été invité par son frère Romain, il fera la connaissance d’une des plus belles créatures : Rose Young, une fille célèbre avec une grande carrière de mannequin. Marie Young, une femme très puissante qui protège beaucoup sa fille va tout faire pour empêcher cette relation. »

Est-ce un film de plus dans le monde du cinéma camerounais? Qu’est ce qui fera sa particularité?
Pour être honnête, je ne connais pas tous les films camerounais, mais je pense que « Coup de foudre à Yaoundé » aura quelque-chose de plus. Je vous explique. Là, je vais embaucher plusieurs stylistes qui vont faire de magnifiques tenues pour l’actrice Blanche Bana qui va jouer Marie Young et pour celle qui jouera Rose, l’héroïne. Je compte aussi faire venir une équipe professionnelle de France tels qu’un réalisateur, un ingénieur de son. On va beaucoup travailler sur les dialogues, l’histoire, la décoration. On va retrouver de belles choses dans ce long métrage La dedans, je vais mettre en avant notre couleur de peau. Montrer que ce n’est pas toujours le blanc qui est l’homme riche, que l’africain aussi peut avoir de la personnalité. On y retrouvera de très belles musiques, exemple, la chanteuse et actrice française Violaine Dumoulin, ou alors un autre chanteur formidable : Jean-Charles Wéry, les grands chanteurs camerounais Petit Pays et Sallé John. Tous des gens que je remercie.

Quelle sera le coup de production de ce métrage? D’où provient le financement?
Le chiffrage du film n’est pas encore terminé. Les financements seront des partenaires en France, nos sociétés, sans oublier les sponsors/investisseurs du Cameroun et d’Afrique.

Quels sont vos projets pour l’avenir?
Mes projets pour l’avenir vont être : l’ouverture d’EWINGWOOD, une filiale de MASON EWING CORPORATION, les grands studios de cinéma d’Afrique. Aider le développement de mon pays le Cameroun. Apporter du travail à la jeunesse camerounaise et aussi par la suite, lancer le concours Miss Camerwood, un concours qui va sélectionner chaque année la plus belle fille du Cameroun pour travailler à EWINGWOOD, la produire en temps qu’actrice. Je souhaite aussi travailler avec un des plus grands festivals du Cameroun pour offrir un prix MASON EWING CORP. qui va être un Bébé Madison en cristal.

Réalisation: Valerie E. NGUEKAM

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