Vue d’ensemble des pionniers du Fitmo. Ph: Tognidaho

Burkina-Faso-Fitmo 2019 : Des distinctions en hommage aux pères fondateurs

Il s’est tenu dans la soirée du mercredi 30 octobre 2019, la cérémonie commémorative du 30ème anniversaire du Festival internationale du théâtre et de marionnette de Ouagadougou (Fitmo). Dédié aux pères fondateurs du festival, cette cérémonie a été non seulement un moment de témoignages mais aussi de reconnaissance.

Rendre un hommage mérité à ces hommes et femmes qui, activement, ont œuvré pour la survie du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou (Fitmo) et ce, depuis 30 ans. C’est la principale raison de la tenue de la cérémonie commémorative des 30 ans du (Fitmo). A l’occasion, des hommages ont été rendus, non seulement aux pères fondateurs encore vivants comme Martin Zongo, Jacob Sou, le Pr prospère Kompaoré, Didier Zongo, Blandine Yaméogo, mais aussi aux disparus en la personne de Jean-Pierre Guingané et de Anne Marie Gougie. En effet, de l’avis du Directeur administratif du Fitmo, Kira Claude Guingané, le festival est le fruit de l’effort de tous ces initiateurs. « Ils ont tous apporté vraiment dès le départ leur soutien. Je tiens à leur rendre hommage » indique-t-il.

Abondant dans le même sens, le porte-parole des pionniers du Fitmo, le Pr Prosper Kompoaré, a tenu lui aussi à rendre hommage à son ainé, ami et frère Jean-Pierre Guingané. Celui-là même qui a eu l’idée de la création du festival. A l’en croire, organiser un festival de théâtre surtout dans les années 1989, était un pari fou au vu de toutes les difficultés que cela impliquait. C’est en compagnie de ses compères que le Pr Prosper Kompoaré a livré son témoignage qui était surtout axé sur le parcours du Fitmo depuis sa création jusqu’à nos jours. Selon ses dires, le Fitmo est né de la volonté de l’union des ensembles dramatiques de Ouagadougou qui était le rassemblement de quelques troupes de théâtre. C’est en 1989 que l’idée est venue de créer un festival de l’Unedo, qui est devenu aujourd’hui le Fitmo.

Comme pour appuyer ces propos, un film documentaire a été projeté sur l’historique du festival. Constitué principalement des témoignages de certains pères fondateurs tels que martin Zongo, Didier Zongo et de Blandine Yameogo, ce film retrace le parcours du festival depuis ses premières années jusqu’au trentenaire. Dans ce documentaire il est également questions des difficultés, des moments de joie, des défis, et le bilan des 30 ans de l’évènement. Cette cérémonie n’a pas dérogé à la règle du Fitmo à travers une représentation théâtrale des étudiants de l’école supérieurs Jean-Pierre Guingané. Mettant en scène un plateau de tournage dans une maternité, ces ‘’bêtes de scène’’ ont su montrer leur savoir-faire.

L’un des moments forts de la cérémonie a été ponctué par la remise des trophées de reconnaissance aux pères fondateurs. Aussi des trophées d’honneurs ont été décernés à des personnalités qui officient dans le domaine de la culture dans la sous-région. Il s’agit en l’occurrence le Pr Yacouba Konaté du Masa de la côte d’ivoire, Erick-Hector Hounkpè, Directeur du Fitheb du Benin, Mamou Gaffé, directeur du festival sur le fleuve Niger à Ségou au mali.

A noter qu’un prix de reconnaissance a été décerné à l’actuel Directeur du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou, Dr Hamadou Mandé.

Edwige Sanou

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