Photo de famille des organisateurs. Ph/DR

Bénin-Projet « Créer pour renaître » : A la rescousse des personnes désespérées

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Créer pour renaître », les associations Houéf’Art et Traits d’union en collaboration avec Le Centre ont présenté au public béninois le contenu dudit projet. C’était dans la nuit du mercredi 15 mai 2018 à l’espace artistique Le Centre sis au quartier Lobozounkpa à Abomey-Calavi.

Donner un peu de gaieté à l’humanité en redonnant espoir aux personnes en difficulté et marquées par des affres de la vie. Ainsi se résume le projet « Créer pour renaître ». Fruit d’une convergence de visions, ce projet vise à accompagner le processus de résilience en insistant sur la nécessité de « réparer avant d’insérer durablement ». C’est une initiative des associations « Houéf’Art » et « Traits d’union » en collaboration avec l’espace culturel et artistique Le Centre.

Avec pour cible la couche juvénile, « Créer pour renaître »s’investi dans la question des violences faites aux enfants et est porté par deux artistes marqués par une enfance difficile. Il s’agit de l’artiste sculpteur béninois Charly Djikou, ancien enfant de rue et l’artiste sculpteure-peintre française Monique Minni, une enfant de guerre.

Pour avoir collaboré par le passé, Charly Djikou et Monique Minni respectivement présidents des associations Houéf’Art et Traits d’union ont décidé de partager leurs différentes expériences pour insuffler de l’espoir.
S’appuyant sur son expérience personnelle Charly Djikou assure qu’on peut partir de rien pour devenir un exemple, voire une icône dans le domaine de son choix. « Tout ce qu’on a pu connaître comme souffrance ne doit pas nous limiter dans la vie. On peut s’en sortir du moment où on porte une vision et une philosophie » soutient l’ex-enfant de rue.

Outre ce partage d’expérience, Charly Djikou entend également acquérir de nouvelles connaissances par le biais de ce projet. Tout ceci pour booster la mise en œuvre de son projet intitulé « La cité touristique des empreintes sur pierre de Savè ».

Moumouni Salami, président de l’association Finagnon et représentant de Monique Minni œuvre depuis plus d’une vingtaine d’années pour le développement local. Selon lui, ce projet vient à point nommé. « Cette initiative est une assistance à l’endroit des personnes que la vie a douloureusement marqué en vue de ressusciter en eux espoir et confiance » rappelle-t-il.

Les orchestres ‘’Chants Alsace solidarité’’ et le groupe Iaj ont égayé le public avec diverses prestations. La projection du film « Silences d’enfances »de Monique Minni suivi d’un débat animé par Charly Djikou ont également meublé cette soirée.

A noter que le 27 mai prochain, le sculpteur béninois Charly Djikou sera aux côtés de Monique Minni en France pour le même exercice.

Inès Fèliho

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