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Bénin _ Présidentielle 2016 : Ces artistes qui se frottent à la campagne électorale

In fine, ils finissent par se prêter au jeu. La campagne électorale en cours au Bénin, écrivains, éditeurs, chanteurs, comédiens, metteurs en scène, promoteurs et même journalistes culturels y participent. Vivement.

Des devises ou slogans, ils en sont devenus de véritables auteurs. Pour le moins ahurissant, ils pullulent les rues, les maisons, les bars et buvettes et bombent les réseaux sociaux de propos dithyrambiques au profit de leurs candidats respectifs. Ils sont devenus des panneaux publicitaires. Chacun y va avec ses armes artistiques.

Par conviction, amitié, ou même par forfanterie, ils ont fini par se lancer dans la propagande des élections. Certains le font à l’aide de textes bien musiqués à la gloire de leurs candidats.

Bénin _ Présidentielle 2016Ces artistes qui se frottent à la campagne électorale

Les chanteurs Alèkpéhanhou, Stan Tohon, Fanicko, GG Lapino… sont des exemples. Le premier, bien avant le lancement de la campagne électorale a mis sur le marché un son consacré à la popularité de Patrice Talon. Le second, pour sa part a choisi d’évoluer avec le Général Robert Gbian. Quant à Fanicko, il a rendu publique une chanson propagandiste à l’honneur de Sébastien Adjavon. GG Lapino, de son côté, a opté pour la chanson de la victoire du candidat Lionel Zinsou.

Les écrivains et éditeurs s’invitent aussi dans le débat des campagnes. C’est le cas d’Olympe Bhêly Quenum qui, très tôt, après l’annonce de la candidature de Lionel Zinsou, a publié une opinion dans laquelle, il a déployé un ‘’cortège’’ d’arguments au profit du Bénino- français. Son jeune collègue et journaliste culturel, Florent Hessou, dans cette même lancée, a sorti l’ouvrage Lionel : Messie ? Une interrogation qui n’a pas tardé à trouver réponse dans les démarches de l’auteur.

Les jeunes auteurs David Atchawé et Valère Vignigbé ont préféré écrire sur Patrice Talon. Leur livre est intitulé : Patrice Talon, le Bénin revit. L’éditeur Koffi Attédé est sorti de son silence ou de sa ‘’cachette’’ pour inviter ses amis à voter pour le constructeur de la nouvelle conscience au Bénin, Pascal Irené Koukpaki. Il était, d’ailleurs dans le navire PIK avant le jeune journaliste culturel, Henri Morgan qui saisit toutes les occasions qui s’offrent à lui pour exposer le prophète de la nouvelle conscience.

La démarche de ces acteurs culturels est bonne car, c’est aussi de l’engagement. Mais l’artiste ou l’acteur culturel est –il obligé de manger à tous les râteliers ?

A notre avis, non. Parce que les ralliements pareils peuvent se payer cher en termes de carrière pour l’artiste. Je pense comme François Cluzet que : «pour garder sa liberté de parole, un artiste ne doit pas s’engager » au profit d’un politicien ou si vous voulez, chers lecteurs, au profit d’un politichien. Il a le devoir d’orienter ou de mettre sa plume, son micro, sa scène… au service de la société.

Devant l’Homme politique, l’artiste doit être une menace, pour le bien être des populations. Car Voguer entre la célébrité et le vrai engagement, c’est de l’art.

Esckil AGBO

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